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Salim Bouterfas

Augmenter la clientèle de ton cabinet bien-être
avec les bonnes stratégies, sans jamais renier qui tu es !

Cesser de faire l’étudiant…Cesser de jouer à l’étudiant toute sa vie.

C’est une posture assez fourbe, que de rester scotché à cette posture sans s’en rendre compte.

On s’en rend compte que quand c’est trop tard.

Quand ?

Quand on s’aperçoit que personne ne nous appelle, personne ne fait appel à nous, et le peu de personnes que nous accompagnons nous procurent plus de doutes que de satisfaction (sans parler de cette éternelle question des tarifs à appliquer…)

Quelle est la différence entre un étudiant et un praticien ?

Répondre à cette question permet de dézoomer sur une situation qui bloque, qui n’avance pas. De prendre de la hauteur.

On pense très souvent que nos problèmes viennent de l’extérieur, ils nous seraient quelque part imposés de l’extérieur.

Alors qu’en vrai, sauf cas spécifiques, nous souffrons bien plus de nos fragilités refoulées que des méandres du monde extérieur.

Revenons à notre éternel étudiant.

Ce matin, j’ai parlé avec une naturopathe qui se posait mille questions sur le « pourquoi ça ne décolle pas »…

C’est d’ailleurs un syndrome très présent chez les naturos.

Allez, je l’inaugure officielle : le syndrome du naturoétudiant 🙂

De par la nature de leurs études, du processus « scientifique » qui est le leur (observation, hypothèse, expérimentation, observation, conclusion, action) ils/elles restent embourbés par cette même logique quand il s’agit de « communiquer ».

Beaucoup ne comprennent pas l’enjeu même d’une conversation au détour d’une vidéo ou d’un post/article.

Pour beaucoup, il y a comme quelque chose qui « les empêche » de parler aux gens.

Dès qu’ils/elles pensent à « s’exposer », ils bloquent…

Aucun mot ne sort, ne leur vient à l’esprit…

En vrai, il y a deux dimensions qui se croisent dans l’esprit et le cœur du thérapeute.

Une dimension thérapeutique technique qui trouve son expression dans la technicité de l’accompagnement et des hypothèses/actions à mettre en place pour la résolution de la problématique.

Et une dimension de cœur, qui trouve son expression dans le partage de son expérience humaine, émotionnelle et authentique.

Le thérapeute doit être cette personne dont le regard et le verbe témoignent de sa capacité à écouter sans juger et à voir sans dénuder.

Tout en faisant reposer son amour de l’autre sur son expertise technique.

D’ailleurs plus on « habite » sa posture de thérapeute, plus cette technicité devient subtile au regard du consultant.

Ils/elles ne voient plus les fins fils qui le dirigent vers le dénouement, mais seulement cette bienveillance et ces conseils audibles et compréhensibles.

L’aspect technique déserte toujours la dimension émotionnelle.

Pourquoi est-ce important de mettre cette dimension en avant dans sa communication ?

Parce que c’est justement, c’est dans cette dimension que nos choix s’expriment, que nos blocages s’étendent, que nos souffrances dont tant de bruit, où nos larmes coulent et que nos mots sont les plus écorcheurs, les plus durs.

Un thérapeute qui ne propose à son auditoire qu’une dimension technique/savante est en réalité en train de leur dire qu’il/elle ne comprend pas leur souffrance, qu’il ne la saisi pas vraiment et que tout ce qui l’intéresse ne tient qu’à une mécanique biologique « froide »…

Qu’il n’est qu’un technicien du bien-être, une sorte de médecin bis…

Cela devient encore plus aberrant quand on sait que beaucoup de personnes en souffrance désertent les cabinets médicaux en recherche de solutions naturelle et non chimiques.

En recherche d’écoute réelle et de bienveillance.

Quelle déception et confusion que de retomber sur des thérapeutes qui continuent de jouer aux élèves brillants. Qui continuent d’exposer sans cesse leurs découvertes, les petites fioles et grands remèdes comme devant leur paire !

❤️️  Cesser d’être un-e élève, c’est habiter pleinement sa posture de thérapeute. La prendre au sérieux, réellement ❤️️

Quand on sait consciemment tout le bien que l’on apporter aux autres, grâce à notre expérience de vie, l’épaisseur de nos âmes et les rides de nos êtes, « aidé » dans cela par notre « technicité », c’est à ce moment que l’on devient un thérapeute à part entière.

Que tout s’enchaîne : on ne fait plus semblant de parler aux « gens », on applique les bons tarifs, on cesse de s’épuiser dans des séances à rallonge, comme pour justifier encore et encore que l’on est bien plus qu’un élève, un-e étudiant-e…

Quelle est la différence entre un étudiant et un maître ?

Prendre possession de son outil et ne le considérer que pour ce qu’il est : un outil.

Et entre nous, le véritable outil, c’est bien vous.

Votre vie, votre expérience, votre vécu, vos émotions, vos intuitions sont constitutifs de cet Outil.

Et cette posture ne s’acquière dans aucune école.

Elle s’acquière par une posture assumée de son rôle en tant qu’humain qui a la chance de maîtriser un outil de transformation.

Finalement, être thérapeute, c’est être capable d’accepter sa nature d’amorceur de changement et cesser de se voiler la face avec moult diplômes et autres validations des pairs.

Qu’en penses-tu ? 🙂

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