Praticiens/thérapeutes : quelles sont vos limites ?

Billet d'humeur

Il y’a quelques jours, je papotais avec une praticienne en “médecine” chinoise (oups, il ne faut pas dire médecine…) sur les croyances limitantes que l’on peut retrouver sur le chemin de sa réussite.

Ces croyances sont très souvent malines et malignes, elles ont un dont particulier pour se confondre avec nos pensées les plus intimes, au points où l’on ne fait plus la différence entre ce qui est bon et juste pour et nous, et ce qui ne l’est pas.

Ces croyances sont assez répandues et il est très souvent difficile de les déceler.

J’ai toujours vu ces croyances limitantes comme les barreaux de nos prisons intérieures. La prison peut être assez grande, assez confortable.

Parfois, elle est tellement grande que l’on ne sait même pas que l’on y est !

Comment alors faire pour savoir si nous en avons ou pas ?

Il faut avancer aussi loin que possible de son train-train quotidien, et “tester” même intellectuellement, certaines idées nouvelles.

L’unes des ces idées est assez puissante.
Je vais vous en parler.

Je pose très souvent une question lors de mes entretiens avec les thérapeutes. Je suis d’un tempérament taquin et ça me sert énormément.La question : seriez-vous prêt(e) à enregistrer une vidéo et à la poster sur Internet dans les 10min qui suivent notre entretien ?

Posez-vous la question un instant !

Je pense dire sans me tromper que vous avez eu un petit fourmillement dans le ventre ?

Pourquoi ?

La peur d’être jugé, de mal faire, de l’inconnu…Mais me direz-vous : je ne suis pas une célébrité, je ne suis pas formé(e), je n’ai pas le bon matériel, le bon éclairage…

Une histoire vraie :

J’ai eu une conversation il y’a 1 mois avec une praticienne dynamique et talentueuse concernant une future collaboration.

En discutant avec cette personne, je me suis rendu compte de cette prison.

Je lui dis : écoute, on arrête toute collaboration jusqu’à ce que tu m’envoies une vidéo de toi, abordant le sujet que tu auras choisis. La praticienne en question a une très bonne expérience et a pu aider des centaines voir des milliers de personnes.

Après une semaine d’attente, je n’avais toujours pas reçu sa vidéo, et notre collaboration est toujours en stand by…

La deuxième question (l’effet kisscool) qui va faire bouger les lignes :

Seriez-vous prêt(e) à avoir une conversation franche et bienveillance avec une personne qui souffre si vous savez que vous pouvez la soulager, dans les 10 min ?

Je vois d’ici votre sourire intérieur…

Oui. Oh que oui !

Alors, quelle est la différence entre un objectif inerte derrière lequel il y’a sûrement au moins une personne qui a besoin de vous, et une personne physique qui est dans le même état ?
Pensez-y un instant.

Matériellement parlant, vous allez parler, vous adresser à la même personne. Que ce soit en présentiel ou à distance.

Pourquoi diable cela fait aussi peur de se filmer ?

Parce que se mettre devant un objectif, presser “Enregistrement”, mettre en ligne et appuyer sur “Envoyer” titille une limite en nous.

Ça chatouille le mur de notre prison intérieure. Ça rend nos limites palpables, visibles.
Vous allez dire : oui mais pourquoi se filmer ? Quel intérêt ? Je peux me développer sans me filmer…Oui, certainement.

Cependant, en tant que thérapeute ou praticien(ne), vous avez un devoir envers la multitude de personnes qui ont besoin de votre bienveillance…

Si vous avez la possibilité d’aider 100 personnes, vous êtes une personnes chanceuses. Si vous en aidez 1000 ?

La vidéo permet de toucher beaucoup plus de monde, en une seule fois.

Et en vrai, vous ne vous adressez pas à 1000 personnes collectivement, mais à 1000 personnes différentes, chacune avec son ressentir, son histoire, ses valeurs…

Alors, la question est simple (une question que je me pose tous les jours) : voyez-vous ce mur de prison ou pas encore ? ?
Prenez soin de vous et des vôtres 😉

PS : si l’envie vous prenait (en ces temps de confinement) de créer votre chaîne YouTube en vue de la démolitions de quelques murs intérieurs, je viens d’ajouter une formation à ce sujet dans l’Espace Formation.

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