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Naturopathes : faire connaitre son activité en étant proche de son audience

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Selon François Chevallier (Naturotech.fr) la naturopathie est :

Un ensemble de pratiques holistiques qui tendent à préserver et optimiser l’état de santé, améliorer la qualité de vie physique, émotionnelle et physiologique et à améliorer l’homéostasie (capacité qu’a notre organisme à maintenir l’équilibre intérieur en dépit des contraintes extérieures).
Pour ce faire, le naturopathe utilise un ensemble de techniques naturelles de l’alimentation à l’activité physique en passant par la gestion psycho-émotionnelle, aromathérapie, phytothérapie…


Elle intervient dans beaucoup de mal-être ou de dysfonctionnements dans nos vies : prise de poids, problèmes articulaires, syndrome prémenstruel…

La majorité des naturopathes viennent à cette discipline suite à un cheminement personnel. Le plus souvent, pour apporter une réponse naturelle à des troubles et un mal-être physique ou mental.

Cependant, quand on se lance, plusieurs facteurs font que le naturopathe communique de manière assez maladroite et crée – sans le vouloir – un mur entre lui et son futur client.

Cela se remarque de manière claire dans sa façon de parler et le lexique employé. Le ton utilisé est le plus souvent inadapté à son audience.

Je parle bien du ton académique ou scolaire que l’on utilise dans ses supports de communication.

Pourquoi on adopte ce ton académique ?

Voici les raisons principales qui expliquent pourquoi les naturopathes et les autres praticiens de manière générale usent de ce ton sans parfois s’en rendre compte :

1. La peur de “paraître incompétent”

C’est le fameux “syndrome de l’imposteur” ou plus simplement : la peur de ne pas être à la hauteur, de se sentir illégitime à aider ses clients. C’est un “syndrome” très classique pour tous les entrepreneurs qui se lancent, bien plus encore pour les naturopathes car la discipline repose sur un postulat d’accompagnement holistique qui peut prendre quelque temps pour produire des résultats.

2. La peur de vendre…de “se vendre”

La peur de vendre ou de paraître comme un vendeur met beaucoup de naturopathes dans une grande difficulté. Pour beaucoup, c’est une croyance très forte et assez limitante qui – parfois – les paralysent littéralement. 

Pour ne pas être dans cette posture de “vente”, on adopte un ton détaché qui ressemble fortement à celui d’un médecin ou à celui d’un praticien de santé.

Ajoute à cela une révulsion qui frise parfois la phobie de tout ce qui touche au “marketing”. La représentation que l’on se fait de cet art est très souvent le résultat d’une représentation mentale qui bloque le naturopathe lors de sa phase “développement”.

J’ouvre une parenthèse : 

Les naturopathes qui arrivent à vivre de leur métier sont ceux qui s’exposent pour parler de leur pratique et des bénéfices qu’elles apportent. Ils le font dans l’extrême majorité des cas dans un esprit bienveillant.

Les outils du ‘marketing’ ne servent en réalité qu’à transmettre un message et un signal, créer de la confiance, faire de la pédagogie sur la naturopathie et permettre aux gens qui en ont besoin de profiter des bénéfices de la naturopathie.

3. Dans la continuité des études/certifications…

La naturopathie est une discipline qui demande énormément d’effort et d’énergie lors de l’apprentissage. Étant donné le postulat de cette discipline et l’approche holistique qu’elle nécessite, les formations sont assez documentées.

Dealer avec ce matériel pédagogique durant les années crée une habitude de lecture et de communication chez l’aspirant naturopathe.

Naturellement, il(elle) communiquera sur son savoir-faire en reprenant le lexique des formations et des ouvrages étudiés.

C’est une sorte de maladresse innocente qui produit de l’incompréhension chez le futur client.

4. Avoir un background dans l’éducation/enseignement

Certains naturopathes ont un passé dans l’enseignement/l’éducation ou ont eu un parent enseignant/formateur. Le ton “académique” est naturel pour eux.

Avant tout, il faudra faire un effort pour prendre conscience de sa façon de communiquer, ensuite adapter son discours afin qu’il soit plus “compréhensible” et plus accessible.

Pourquoi il faut fuir le “ton académique”

Vous l’avez compris, il faut éviter d’être trop scolaire ou académique dans sa façon de parler de son métier (quels que soient les supports : vidéos, articles, podcasts…) pour la simple raison que vos clients ne sont pas naturopathes et que la façon avec laquelle ils expriment leurs problèmes reste très simple.

En général, le “ton académique” pose un véritable problème quand il est dirigé vers le grand public, voici quelques conséquences à ce discours : 

  • Crée une distance et une incompréhension dans le discours.
  • Il rend le lien de confiance entre le naturopathe et son futur client assez difficile à établir.
  • Il dessert votre discipline en la rendant inaccessible et “savante”.
  • Il vous fera apparaitre comme un(e) praticien froid.
  • Il crée un frein aux conversions : vous perdez énormément de personne qui autrement auraient pu trouver dans vos services une solution à leurs maux.

Comment éviter de prendre un ton trop scolaire ?

  • La première chose (primordiale) à faire est de savoir exactement quelle est votre positionnement en tant que naturopathe. Quels sont les maux que vous accompagnez.
  • Il est primordial de savoir à qui vous vous adressez. Vous devez avoir une idée très précise de votre “client idéal“. La personne dont les maux correspondent à votre proposition d’accompagnement.
  • Après avoir défini votre “client idéal”, vous adapterez votre discours au lexique de celui-ci pour créer un effet miroir. Ce point est fondamental si vous voulez capter et “retenir” l’attention des personnes que vous souhaitez aider.
  • Considérez le client comme une personne en souffrance ou en attente et non un “cas à traiter”. C’est une personne à part entière qui a ses peurs, ses angoisses, ses espoirs et surtout : ses propres mots.
    Utiliser le lexique de son futur client est fondamental pour créer un véritable lien.

Le mot de la fin

Comme nous l’avons vu – en tant que naturopathe – vous devez absolument éviter de recourir à un discours trop savant ou scolaire pour ne pas faire fuir les personnes qui ont besoin de vos compétences.

Comment savoir si votre discours est trop scolaire ? Faites-le lire à des personnes néophytes et posez-leur la question.

Ou bien, lisez ou écoutez ce que vous dites/écrivez comme un non-naturopathe et posez-vous la question suivante : est-ce compréhensible ? Si j’avais tel mal, est-ce que ce discours ferait écho en moi ? 

Vous savez maintenant ce qui vous reste à faire !

Vous voulez aller plus loin ? Je vous ai préparé une formation offerte de 1h15 pour vous aider à poser les meilleures bases et développer votre activité en toute sérénité .
Vous avez des questions précises ? Vous pouvez postuler pour vos 30min de coaching offerts.

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Le coin des Praticiens
Le coin des Praticiens
Moi c’est Salim. Je suis le fondateur du Coin des Praticiens. Je suis coach en stratégie marketing pour les thérapeutes, praticiens et consultants (hypnothérapeute, sophrologues, coachs…), graphiste print/web et SEO. J’aide les praticiens développer leur cabinet, à attirer les bons clients et générer plus de revenus grâce à des stratégies de contenu/visibilité tout en respectant leurs valeurs. Mon objectif principal est de vous familiariser avec les outils du web afin que vous soyez indépendant(e)s et à développer votre activité simplement et rapidement, sans stress.

2 Comments

  1. Bonjour, Salim, merci pour cet article très pertinent qui pointe avec délicatesses les erreurs des débuts !

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